PENIS
Un article repris
dans son intégralité sur la très bonne encyclopédie
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Le pénis
(ou verge) est l’organe mâle de copulation et de miction
chez les mammifères. Le pénis est homologue au clitoris
femelle, puisque les deux se développent à partir de
la même structure embryonnaire. Le pénis ainsi que les
testicules constituent l’appareil génital externe du
mâle.
Le pénis est capable d’érection lors de stimulation
sexuelle, ce qui permet le coït.
Sommaire
1 Le pénis chez les animaux
2 Le pénis humain
2.1 Structure
2.2 Érection
2.3 Taille
3 Variations bénignes du pénis
4 Maladies du pénis
4.1 Troubles du développement du pénis
5 Modifications anatomiques
5.1 Circoncision
5.2 « Piercing »
6 « Étui pénien »
Le
pénis chez les animaux
La plupart des marsupiaux, sauf les deux espèces les plus grandes
des kangourous, ont un pénis bifurqué, c’est-à-dire
qu’il se divise en deux colonnes indépendantes. Les dauphins
possèdent un contrôle important sur leur pénis,
qu’ils utilisent pour tâter le fond de l’eau. Le
pouce-pied possède le pénis le plus long en proportion
à la longueur de l’organisme : il atteint 20 fois
la longueur de l’animal.
Le
pénis humain
Pénis
humain
Le pénis humain se distingue des autres pénis mammaliens
par l’absence de baculum, un os qui sert à ériger
le pénis. Il se remplit plutôt de sang pour atteindre
l’érection. Aussi à la différence des autres
mammifères, l’homme ne peut pas retirer son pénis
dans le corps, et le pénis humain est un peu plus grand en
proportion à la masse corporelle que chez les autres mammifères.
Structure
Le pénis humain se constitue de trois couches de tissu:
* les deux corps caverneux (corpora cavernosa penis), et
* le corps spongieux (corpus spongiosum penis) sous eux.Le bout distal
du corps spongieux élargi et coniforme constitue le gland du
pénis (glans penis). Le gland est entouré par le prépuce
(preputium), un pli de peau qui peut se retirer pour découvrir
le gland. Le prépuce s’attache au-dessous du gland par
une bande de peau, le frein (frenum/frenulum). La portion intérieure
du prépuce inclut une zone hautement innervée, récemment
découverte, qui s’appelle la bande striée.
Le prépuce aide dans l’insertion du pénis pendant
le coït, sert à garder le gland humide et permet une motion
glissante qui améliore le plaisir sexuel pour l’homme.
Pour divers motifs culturels, religieux et (rarement) médicaux,
le prépuce est souvent enlevé ; son ablation s’appelle
la circoncision. La circoncision entraîne d’habitude l’ablation
de la bande striée ainsi que l’ablation ou l’endommagement
du frein.
L’urètre (urethra), qui constitue la dernière
partie du tractus urinaire, traverse le corps spongieux ; sa
sortie, le méat uréthral (meatus urethralis), se trouve
au bout du gland. L’urètre sert également à
la miction et à l’éjaculation du liquide séminal.
Ce liquide contient le sperme, qui se prépare dans les testicules
et est réservé dans l’épididyme (epididymis).
Lors de l’éjaculation, le sperme est propulsé
par le canal déférent (vas deferens), qui passe en haut
de la vessie urinaire. Les vésicules séminales (vesicula
seminalis) y ajoutent des fluides, et le canal déférent
rejoint l’urètre dans la prostate (prostata). La prostate
et les glandes de Cowper (glandulae bulbo-urethrales) y ajoutent d’autres
fluides, et le liquide est expulsé via le pénis. Chez
le mâle d’âge mûr, l’éjaculation
accompagne souvent l’orgasme.

Anatomie
sexuelle interne de l’homme.
1. Vessie urinaire
2. Pubis
3. Pénis
4. Corps caverneux
5. Gland
6. Prépuce
7. Méat
8. Côlon sigmoïde
9. Rectum
10. Vésicule séminale
11. Canal éjaculateur
12. Prostate
13. Gland de Cowper
14. Anus
15. Canal déférent
16. Épididyme
17. Testicule
18. Bourses
Érection
Pénis
circoncis en érection
L’érection
est le durcissement et le rallongement du pénis qui a lieu
chez le mâle en état d’excitation sexuelle. L’érection
permet la copulation et plusieurs autres activités sexuelles.
Lors de l’érection d’un pénis non circoncis,
le prépuce peut se rétracter naturellement. Mais certains
pénis ayant un prépuce long conservent le gland recouvert
en erection. Si décalotter manuellement le gland se fait facilement
et/ou si les relations sexuelles ne présentent aucune douleur,
c’est une situation parfaitement normale. Dans les autres cas,
il peut s’agir d’un phimosis ou d’un frein prépucial
trop court qui nécessite une consultation médicale.
Taille
Proportionellement à la taille corporelle, le pénis
humain est parmi les plus grands de tous les primates.
La taille moyenne du pénis humain est de plus ou moins 15 centimètres
lors d’érection totale, mais cette taille connaît
de très importantes variations entre les hommes : il peut
mesurer moins de 8 centimètres (qualifié de micro-pénis)
ou atteindre plus de 25 centimètres sans qu’aucune de
ces deux situations soit anormale. À ce titre, les études
portant sur la taille du pénis sont toujours un peu sujettes
à discussion. Ce sont des informations à prendre avec
circonspection ; en particulier les données ethniques
qui confèrent à certains groupes humains un pénis
très grand (Africains, par exemple) et à d’autres
un petit pénis (Asiatiques). Une chose est certaine :
la question de la taille est souvent une difficulté pour les
hommes qui se situent au dessous de cette fameuse moyenne, au point
de compromettre parfois leur sexualité.
La taille du pénis au repos (flacide) est très variable
(4 centimètres à 12 centimètres) et ne permet
pas de préjuger de la taille du pénis en érection.
Ici aussi, le syndrome des vestiaires complexe certains hommes. De
plus, le stress et le froid sont des facteurs de rétractation
du pénis.
Notons des cas scientifiquement prouvés de pénis humain
mesurant autour de 33 centimètres (en érection) et celui
du célèbre Raspoutine dans les célèbrités
et dont le sexe mesurait plus de 30 centimètres. Plus petit
mais néanmoins imposant, ceux de Rocco Siffredi, acteur et
producteur de films pornographiques (environ 24 centimètres)
ou de l'acteur porno américain John C. Holmes (mort du Sida
en 1988), enfin celui du célèbre acteur Sean Connery
(22 centimètres), ou encore celui du célèbre
présentateur américain David Letterman. Notons également
celui du mari de la célèbre reine Victoria, le fameux
prince Albert, qui a laissé indirectement son nom à
un type de piercing du pénis.
Variations
bénignes du pénis
Il est normal et fréquent qu’un pénis en érection
ne pointe pas directement en avant, bien que le pénis soit
tout droit.
Une grande variété d’angles entre le pénis
érigé et le corps est possible ; il peut être
presque vertical ou horizontal, ou pendre, même, sans pour cela
être flasque. Tout dépend de la tension du ligament suspenseur
(ligamentum suspensorium) et de l’âge du sujet :
le vieillissement des tissus érectiles tend à diminuer
la verticalité du pénis lorsqu’il est en érection.
Le gland peut se présenter sous différentes formes,
être plus ou moins large que le tube et présenter des
spécificités congénitales chez certains individus
comme l’hypospadias (méat urinaire mal positionné)
ou une couronne perlée.
Maladies
du pénis
Le phimosis est un prépuce trop étroit ne permettant
pas de décalotter complètement et rendant difficile
le rapport sexuel.
Le paraphimosis est un « blocage » du prépuce
en position décalottée.
Dans la maladie de La Peyronie, un ou plusieurs nodules fibreux croissent
à l’intérieur du pénis, provoquant une
douleur lors de l’érection ou du coït et une angulation
de la verge.
La compression du nerf pudendal se caractérise par une douleur
en position assise et par une perte de sensation au pénis (ou
au clitoris) et une absence d’orgasme. Le nerf pudendal peut
être endommagé par des selles de bicyclette longues et
dures et par des accidents.
La fracture du pénis peut survenir si le pénis en érection
est plié excessivement. Un son de craquement ou d’éclatement
peut s’entendre, et une douleur immédiate y est ordinairement
associée. Il faut chercher une aide médicale immédiate,
par laquelle on peut normalement éviter des effets persistants.
Le diabète peut entraîner la neuropathie périphérique,
qui peut causer un fourmillement au pénis et réduire
ou éliminer sa sensibilité. Les sensations réduites
peuvent causer des blessures chez les deux partenaires lors du coït,
et leur absence peut rendre impossible le plaisir sexuel par stimulation
du pénis. Puisque ces problèmes sont causés par
des dégâts permanents aux nerfs, la prévention
par des soins adéquats du diabète constitue le traitement
primaire. Une récupération limitée peut arriver
avec le traitement du diabète.
L’impuissance, aussi appelée la dysfonction érectile,
peut réduire la capacité d’entrer en érection
ou de maintenir une érection suffisante pour diverses activités
sexuelles. Plusieurs traitements pharmaceutiques sont disponibles
pour cette condition, dont le Sildénafil (Viagra). Le diabète
ainsi que le vieillissement normal peut causer l’impuissance.
Le priapisme est une érection pathologique douloureuse qui
ne cède pas. Il constitue une urgence médicale ;
s’il n’est pas traité dans les plus brefs délais,
le pénis peut subir des dommages permanents. Le priapisme est
un symptôme de plusieurs pathologies, dont la drépanocytose.
Troubles
du développement du pénis
L’hypospadias
est un trouble du développement du pénis ; il implique
une mauvaise position du méat à la naissance. Il est
corrigé chirurgicalement.
Un micropénis est un pénis anormalement petit causé
généralement par un trouble endocrinien (déficit
hormonal).
Modifications
anatomiques
Circoncision
Pénis
non circoncis et circoncis

La circoncision du pénis est la modification la plus répandue,
généralement pratiquée chez l’enfant. Elle
peut reposer sur une base médicale, dans le cas d'un phimosis,
par exemple, hygiénique (mais les progrès de l’hygiène
corporelle ne justifient bien souvent plus la circoncision), ou sur
des critères religieux. D’après le zoologiste
Desmond Morris, la circoncision aurait son origine dans l’Égypte
antique par rapprochement avec la mue du serpent.
Quelques hommes circoncis essaient de restaurer leur prépuce
par divers moyens, dont la chirurgie.
« Piercing »
Plus rarement, le pénis peut être percé et modifié
par d’autres formes d’art corporel. Le perçage
pénien inclut le perçage Prince Albert, le perçage
Apadravya, le perçage Ampallang, et d’autres.
D’autres modifications physiques au pénis existent, bien
que considérées comme très extrêmes. Outre
la pénectomie, la plus sévère parmi elles est
la subincision, la bifurcation du gland pour le rendre similaire à
celui d’un kangourou. Trouvant son origine chez les aborigènes
australiens, elle a été adoptée par quelques
personnes en Europe et en Amérique.