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Le pénis n'a pas toujours été aussi
préoccupant pour le genre humain. En effet, à l'époque
préhistorique, toute l'attention semblait être portée
sur la grossesse et le mystère du sexe de la femme. Le premier
dieu n'aurait d'ailleurs pas été un dieu mais une déesse.
Puis peu à peu les murs des cavernes vont voir disparaître
les peintures de vulves au profit de pénis en érection,
et ce, plusieurs dizaines de milliers d'années avant JC.
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C'est avec les égyptiens et les grecs que ce
membre va devenir prédominant. Chez les égyptiens, on
attribuera au dieu Osiris le symbole d'un énorme pénis.
Chez les grecs, le phallus est l'objet d'un véritable culte
: il est présent partout : peintures, sculptures, poteries,
... sont couverts d'érections, mais pour les grecs, un homme
viril doit être doté d'un petit sexe. Ces représentations
sont toujours entourées de mains tendues, de bouches béantes
(hommes et femmes), de corps à pénétrer dans
toutes les positions imaginables.
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Par la suite, les romains garderont ce culte phallique,
avec leur dieu bien connu, Priape, représenté avec un
sexe avantageux, en érection perpétuelle. Son image
est également répandue partout, sur tous types de support,
jusq'aux bijoux, ou même aux panneaux de signalisation en forme
de penis !
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On retrouve ce culte (voir cette obsession) dans toutes
les civilisations, à toutes les époques (Pérou,
Madagascar, Inde, Asie...). On trouve souvent dans l'histoire de l'homme
des statues dont le renflement est censé favoriser la fécondité
des femmes souhaitant un enfant losqu'elles le touchent.
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Le membre turgescent a donc toujours été
mis en valeur. C'est pourquoi chez certains peuples nus, le sexe au
repos étant peu avantageux, il est inséré dans
des étuis péniens
bien plus valorisants. En Europe, le Moyen Âge verra apparaître
la braguette, qui n'était au départ qu'un bout de tissu,
souvent coloré et rembourré. Dans tous les cas on signale
sur le corps la présence de ce sexe, et on y attire l'attention.
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Au 19e siècle, certains écrivains et
philosophes vont prendre le pénis beaucoup moins au sérieux
et plaisanter sur ces phallus érigés de toutes parts,
mais dans le même temps, Freud théorisera sur l'omniprésence
de ce phallus et sur son lien avec le pouvoir "mâle".
Aujourd'hui encore, malgré l'amélioration de la condition
féminine, la vulve reste effacée par la puissance du
pénis... Toutefois si la taille
du penis est généralement valorisée, dans
certaines tribus (les indiens Desana-Tukano en Colombie par exemple)
seuls les hommes dont le sexe a "la taille d'un colibri"
peuvent accéder à un statut socialement valorisant.